Patrimoine et archéologie

Patrimoine

 

Au sein du village

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Au sein du village, les éléments du patrimoine sont limités, nous pouvons noter la présence du Château de Darois accompagné d'un parc entouré par un mur de pierres sèches. Ce « château » de dimension limitée n'est pas visitable et peu visible de l'extérieur. Le mur de pierres sèches est dans l'ensemble très bien conservé et entretenu. L'église existait déjà en 438, au temps de Saint-Germain d'Auxerre, et est située dans l'enceinte du mur de pierres sèches. Elle a été restaurée.

 

A proximité du village

Le lavoir de Darois

Le lavoir de la Motte situé le long du GR 7, à 700 mètres du village, est facilement accessible à pied ou en VTT. Le lavoir a été restauré récemment. Ces lavoirs en pierre sont assez présents dans la région, ils sont liés à la présence ou à la résurgence de petits cours d'eau qui les alimentent. Ce lavoir et ses abords, situés au sein de la forêt domaniale de Val-Suzon sont entretenus par les services de l'ONF.

 

 

 

Archéologie

A l'Ouest du territoire communal et à cheval sur la commune d'Etaules, l'éperon barré du "Châtelet d'Etaules" révèle l'existence d'une implantation humaine passée. Il s'agit un camp fortifié pré et protohistorique.

Le périmètre du site du Val Suzon présente trois sites majeurs, témoins des premières activités humaines :

  • Le camp fortifié de Roche-Château : installé sur un vaste éperon qui domine l’entrée sud de la vallée du Suzon, ce camp de près de 21 ha est l’un des plus vastes des environs de Dijon.

  • Le camp de la Fontaine au Chat : d’une superficie de près de 2 ha, il est installé sur un promontoire situé au nord est du bourg de Val-Suzon.

  • Le camp du châtelet d’Etaules : ce camp surplombe Val-Suzon.D’une surface de près de 8 ha, il est naturellement défendu par les combes Renevey et Neudry au nord, un rempart de pierres délimite le camp au sud et constitue les vestiges du châtelet. Il est aujourd'hui accessible au L'éperon barrépublic à pied ou en VTT par le chemin GR 2, le GR3 ou le sentier "du Bouton d'Or". Son rempart a été mis en valeur à la suite de fouilles menées entre 1976 et 1987. Cet éperon constitue un patrimoine historique très riche lié à la topographie du site (falaises), mais non rarissime, puisqu'il existe trois éperons barrés sur le site du Val-Suzon. Cet éperon est en partie visible depuis la RD.971. Il est situé en partie seulement sur le territoire de Darois.

Ces sites occupent tous des éperons barrés, qui permettent, d’une part, de dominer et de surveiller la vallée du Suzon et, d’autre part, d’y installer des villages naturellement protégés par les abrupts des combes. Les autres accès sont « barrés » par des fortifications en pierre. Ces sites ont été choisis dès le Néolithique (entre le IVe et IIe millénaire avant J.-C.), comme sites de défense permanents pour des populations venues chercher la sécurité afin de pratiquer des activités principalement pastorales. 

Les villages ont été abandonnés au Néolithique final, préférant les stations de plaine, puis de nouveau occupés aux environs du Xe siècle avant J.-C., la fin de l’âge du bronze final après 10 siècles d’abandon. Viendra ensuite l’âge de fer (800 ans avant J.-C.), période durant laquelle des « citadelles » et des ouvrages plus imposants sont réalisés.

Ces habitats fortifiés de hauteur seront délaissés : le châtelet d’Etaules sera abandonné à la fin du Ve siècle avant J.-C., au profit des grands centres proto-urbains, celui de la Fontaine-au-Chat sera délaissé au Bas-Empire (IVe siècle de notre ère).

  •  Le temple Lingon : il s’agit d’une construction de pierre sèche, situé à un kilomètre au Nord-Est de la fortification du Châtelet de la Fontaine-au-Chat. On y a retrouvé des monnaies gauloises attribuées aux Lingons ainsi que des monnaies romaines.

Citons l’analyse de l’Abbé Joly, qui souligne le caractère unique de ce complexe au niveau régional et qui les a analysés avec une attention particulière : « L’importance des dispositifs de défense des camps fortifiés montre le rôle primordial que ceux-ci jouaient dans la vie des gens qui les avaient édifiés. Elle atteste que ceux-ci, fortement sédentarisés, n’avaient aucun désir de quitter le coin de terre où ils vivaient. L’exemple de la Vallée du SUZON est particulièrement remarquable car il semble mettre en évidence un plan d’ensemble pour assurer la défense du territoire [...].